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LE LYON DES GONES
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AUDITORIUM Construit en 1975, l'auditorium Maurice-Ravel est une salle de concert qui compte 2 120 places. Principalement orienté vers la musique classique, il accueille également des concerts de musique du monde, de jazz, de variétés et des ciné-concerts. Il est le siège de l’Orchestre Lyon. |
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Une campagne de rénovation a sensiblement amélioré son acoustique. L'auditorium est également dépositaire de l'orgue historique du palais du Trocadéro (1878), un Cavaillé-Coll dont la rénovation totale est prévue pour 2009 et qui, après une éclipse, est largement utilisé depuis la saison 2006-2007. |
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Au début du XXe siècle, Lyon ne possède pas d'orchestre symphonique permanent malgré quelques tentatives éphémères depuis 1860. En 1903, Georges Martin Witkowski, avec l'appui de Charles Bordes fonde le Schola Cantorum de Lyon dont le premier concert, le 29 Avril 1903, réunit 200 chanteurs. |
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Après avoir créé un chœur, G.M. Witkowski dépose en janvier 1905 son projet de fondation de la Société des grands concerts de Lyon qui deviendra le futur orchestre national. Il dirige le premier concert le 28 novembre 1905 avec au programme la symphonie Espagnole d'Edouard Lalo. |
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Il ne restait plus qu'à construire une salle de concert. Ce sera chose faite le 8 novembre 1908 avec l'inauguration de la salle Rameau, équipée en arrière-scène d'une galerie pour chœur et d'un orgue construit par Charles Muttin. |
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En septembre 2000, l'américain David Robertson devient le premier chef permanent étranger. Il sera suivi par l'allemand Jun Markl. Depuis l'automne 2004, il existe un jumelage musical avec le Birmingham Symphony Orchestra et le Radio-Sinfonie-Orchester de Francfort.Depuis 1975. |
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L 'orchestre s'est installé dans l'Auditorium de Lyon - salle Maurice-Ravel, construit dans le quartier de La Part-Dieu.L'Orchestre national de Lyon est subventionné par la ville de Lyon, le Ministère de la Culture et le Conseil régionnal du Rhône. |
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L'AMPHITHEATRE |
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BIBLIOTHEQUE MUNICIPALE DE LYON La bibliothèque de la Part-Dieu, pôle central du réseau des bibliothèques lyonnaises inauguré en 1972, est la plus grande bibliothèque municipale de France (27 290 m²). |
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Offrant des services pour tous, adultes comme enfants, elle accueille plus d’un million de visiteurs par an. Elle propose dans les salles publiques et conserve dans ses magasins (le « silo ») plus de 1,8 millions de documents. |
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CENTRE COMMERCIAL Les terrains constituant actuellement le quartier de la Part-Dieu furent longtemps composés de champs et de terrains insalubres soumis aux inondations du Rhône. Ils appartiennent au début du XVIIIe siècle à Madame de Servient. Le domaine possède son château et ses bâtiments agricoles, situés à proximité de l'angle des rues actuelles Boileau et Chaponnay. En 1852 le quartier, alors dépendant de la Guillottière, est annexé à la ville de Lyon. En 1926, la municipalité de Lyon qui souhaite récupérer les terrains pour y construire un nouveau quartier, organise un concours d'architecture, dont le projet lauréat prévoit l'édification de deux tours.Ce projet ne voit cependant pas le jour, du fait de l'opposition de l'administration militaire. |
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Il faut attendre 1957 pour que le ministère de la Défense se résolve à vendre ces terrains. A l'origine, les différents projets prévoient de réaliser un nouveau quartier central, qui comprendrait un pôle culturel, un pôle commercial, un pôle de bureaux privés, un pôle administratif et des logements. Le projet change de nature en 1967. L'Oream décide de doter la métropole d'un centre décisionnel à même de contrebalancer l'importance de Paris. Un nouveau projet, structuré autour d'un axe est-ouest est présenté. |
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Ce projet prévoit la création d'une gare, éventualité rejetée par la SNCF. Le pôle culturel ardemment défendu par l'architecte en chef de la Part-Dieu Charles Delfante ainsi que par André Malraux ne survit pas au départ du ministre. Il n'en reste que la bibliothèque et l'auditorium, chacun à une extrémité du site. L'axe est-ouest est détruit par le centre commercial qui enjambe la rue Servient. |
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Quant à la gare, il faut attendre 1983 pour qu'elle ouvre ses portes, deux ans après l'inauguration de la ligne à grande vitesse reliant Paris à Lyon en 1981. Toutefois la Part-Dieu voit le jour, lentement. Un gigantesque centre commercial (120 000 m², alors qu'il était prévu 50 000 m²) voit le jour. Des immeubles se construisent péniblement jusqu'en 1972, puis, rapidement l'ensemble des îlots trouvent preneur. Seuls les lots « R » et « J » restent vides. Le lot « R » accueillera la tour Oxygène en 2009. |
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En centre ville et directement connectée à la gare TGV, la Part Dieu est le second quartier d’affaires de France. Le quartier de la Part-Dieu se situe sur la rive gauche du Rhône, à 5 minutes du centre historique de Lyon. Conçu initialement comme une alternative au centre ville ancien, il s’impose aujourd’hui comme le second pôle tertiaire français regroupant plus de 1 600 000 m². Il est essentiellement composé de Low Rises et de tours. |
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LE CRAYON DE LA PART-DIEU La tour du Crédit lyonnais, aussi appelée le Crayon à cause de sa forme, se situe aux abords du centre commercial (esplanade) et constitue l'unique "gratte-ciel" de Lyon (165 mètres pour 42 étages). Bâtie de 1972 à 1977. |
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C'est l'ouvrage du cabinet américain Araldo Cossutta & Associates. Un restaurant panoramique se situe au 32e étage de la tour. |
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De chaque coté, la "charpente" vue depuis le rez de chausée |
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QUARTIER SANS-SOUCI La Vilette est un quartier du 3 ème arrondissement de Lyon situé entre la Part-Dieu, Bellecombe, la Ferrandière, les Maisons-Neuves, et Dauphiné, Sans- Souci. C'est un quartier qui commence à s'embourgeoiser, au détriment des populations les plus modestes qui habitent ce quartier. |
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HOTEL DE POLICE DU FORT MONTLUC La principale particularité de ce bâtiment est qu’il se trouve au sein d’un fort historique. Le fort Montluc est construit entre 1831 et 1835 pour servir de prison militaire. |
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Après l’invasion de la zone libre en novembre 1942, les Allemands requisitionnent la prison de Montluc. Des milliers d’hommes et de femmes, des otages, des persécutés raciaux et des résistants, seront entassés là, pour un temps plus ou moins long, dans des conditions de vie inhumaines, en attente de déportation ou de transfert. |
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Jean Moulin et ses compagnons y sont internés après l'arrestation de Caluire le 21 juin 1943. Le lieu est libéré le 24 aout 1944, mais les 109 résitants juifs qui s'y trouvaient en ont été évacués sur ordre de K.Barbie Ils seront exécutés sur l'aerodrome de bron le 26 aout 1944. En 1947, le fort est mis à la disposition de l'administration pénitenciare et devient le troisième quartier dépendant des « prisons de Lyon ». De nos jours, il abrite une population pénale exclusivement féminine. |
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GARE PART-DIEU La Gare de la Part-Dieu mise en service en 1983, est une des principales gares ferroviaires de la ville de Lyon. Elle accueille le trafic national et régional. C'est une des plus importantes gares de correspondances d'Europe. Elle remplace la gare de Lyon Brotteaux qui a été déclassée à son ouverture au trafic commercial. |
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La gare de Lyon-Part-Dieu est l'une des premières gares de correspondances de la SNCF au niveau national et international. Desservie par de nombreux TGV trains de grandes lignes et TER, elle est reliée directement à Paris, Marseille, Valence, Saint-Étienne, Nice, Perpignan, Rouen, Roissy, Lille, Bruxelles, Genève, Metz, Strasbourg, Tarbes, Rennes, Limoges, Bayonne, Nantes, Bordeaux. |
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De 35 000 personnes en 1983 à une réalité de 80 000 personnes sur 500 trains en 2001, Aujourd'hui, la fréquentation annuelle est de plus de 29 200 000 voyageurs ce qui lui vaut la première place nationale de province. |
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Au centre de la cour, une statue d'IPOUSTEGUY. |
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TOUR SUISSE Faute d'être un "gratte-ciel" proprement dit, cette tour, mesurant 82 mètres de haut, fait tout de même partie du visage de la Part-Dieu. Toute vitrée, rectangulaire et d'une largeur imposante, elle surplombe le boulevard Marius Vivier-Merle. |
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Il s'agit de la deuxième tour la plus haute du quartier (sans compter la future tour Oxygene), devant la tour de la communauté urbaine de Lyon. Avant sa construction, la tour devait mesurer environ 120 mètres. Mais le conseil municipal était hostile à l'époque aux IGH. Les architectes ont dû plafonner la tour à 82 mètres. Au pied de la tour, la main tendue, accumulation d'Arman (septembre 1989) |
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PREFECTURE DU RHÔNE Remerciements à Monsieur le Préfet de la région Rhône Alpes et du Rhône, Jacques Gérault (Chevalier de la légion d'honneur et Chevalier de l'ordre national du mérite) pour son autorisation lors des prises de vues de la Préfecture et Audrey Borrego pour sa participation. c f texte site /www.rhone.pref.gouv.fr. |
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Le bâtiment de la préfecture, construit en 1890, est un monument historique classé qui héberge deux administrations, la préfecture, siège de l'Etat, et le conseil général, représentation élue du département. Lorsque, au cours de sa séance du 30 avril 1879, le Conseil général du Rhône décide de construire une nouvelle Préfecture, il choisit un emplacement, propriété des Hospices Civils de Lyon, situé sur la rive gauche du Rhône, exactement en face de la nouvelle basilique de Fourvière (1872-1896), sur un axe est-ouest. |
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La nouvelle Préfecture est édifiée entre les quartiers de la Guillotière, au sud, et des Brotteaux, au nord. L'Hôtel du Département (nom actuel de la nouvelle Préfecture) est un édifice en pierre de taille évoquant du premier coup d'œil la solidité et la pérennité du régime républicain triomphant sous la Troisième République, à partir de 1880. De même, le vaste perron et la rampe carrossable en fer à cheval participent à la solennité recherchée. Pour le bâtiment, Antonin Louvier adopte le "style éclectique" en vogue (colonne "à l'antique", toiture "à la Mansart"). L'architecte prévoit encore une charpente métallique, l'éclairage au gaz et le calorifère. Le bâtiment donnant sur la rue Pierre Corneille est aménagé dans les années 1950. |
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La décoration de l'édifice est variée et abondante, tant dans le domaine de la sculpture que celui de la peinture murale. Elle s'établira jusqu'aux premières années du XXe siècle. Jules Cambon, préfet du Rhône de 1886 à 1890, en est le principal instigateur. En effet, républicain fervent, Cambon veut que la décoration du monument de la République proclame le triomphe du régime, sa force, son amour pour le peuple ; il souhaite que la République apparaisse fondatrice de la Nation. |
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Statue de l'officier d'Empire Duphot |
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De part et d'autre de l'horloge, se dressent Le Jour et La Nuit. La Nuit, à gauche, personnifiée par une jeune femme, baisse un voile sur sa tête, tandis qu'une chouette se blottit contre elle, à ses pieds. A droite, Le Jour, représenté par un homme robuste, dévoile au contraire son visage, accompagné d'un vigoureux coq chantant. Ces deux sculptures sont l'œuvre du Lyonnais Etienne Pagny. |
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A la clé de voûte des trois portes d'entrée, le sculpteur lyonnais, Louis Martin, évoque, au centre le Rhône, un visage masculin robuste et barbu, de chaque côté, la Saône et l'Azergues, l'une et l'autre sous les traits d'un jeune visage féminin. |
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Au centre du fronton triangulaire surmontant le couple du Jour et de la Nuit, les initiales R.F (République Française) sont gravées dans la pierre; de part et d'autre de ces initiales, la ville de Lyon et celle de Villefranche, sous les traits de deux jeunes femmes à demi couchées, couronnent le faîte de ce même fronton. |
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Entre ces portes, le sculpteur Pierre Aubert indique, dans des médaillons circulaires en bronze, certaines des richesses régionales de l'époque, une locomotive, évoquant le chemin de fer, moyen de transport récent. |
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Un métier à tisser rappelant l'importance de l'industrie de la soie, tant à Lyon que dans sa région ; une nef pour la batellerie, moyen de transport considérable pour le commerce, palette, pinceaux, compas, chapiteau, tous ces attributs illustrant les Beaux-Arts si présents dans l'histoire de la ville. |
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LE GRAND ESCALIER D'HONNEUR L'atrium donne accès à l'escalier d'honneur. De part et d'autre de la première série de marches, deux imposantes statues représentent l'une le sculpteur Nicolas Coustou, l'autre le peintre Ernest Meissonier ; ils sont tous les deux nés à Lyon et sont l'œuvre du sculpteur Louis-Joseph Enderlin. L'escalier d'honneur conduit, au premier étage, à la majestueuse enfilade des salons d'apparat. |
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Cet escalier à deux volées, aux voûtes en anses de paniers, est éclairé de fruits (ils sont en verre et recouvrent les ampoules) qui débordent d'une lourde corne d'abondance portée par un couple d'enfants ; cette œuvre en bronze, répétée à l'identique tout au long de l'escalier, est due au sculpteur Louis Vermare, par la forme, son éclairage, associés à la colonnade qui le couronne, cet escalier est la réplique parfaite de celui de l'Opéra de Paris édifié par Charles Garnier. |
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Le visiteur est accueilli, d'une part, sur le palier, entre les différentes séries d'escalier, par le Génie du Commerce brandissant son caducée, œuvre en bronze du sculpteur Joseph-Marie Bourgeat, d'autre part, sur le mur est, au premier étage, par une peinture murale qui représente la Fête de la Fédération, le 14 juillet 1790, sur le Champ-de-Mars à Paris. |
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Elle est l'œuvre de Jean Alaux, peintre du XVIIIe siècle et a été choisie, en tant que dépôt de l'Etat, par Jules Cambon, car elle évoque l'une des rares dates de la Révolution où le sang n'a pas coulé, comme le précise le préfet lui-même. De part et d'autre de cette œuvre, pour animer le mur resté nu, le peintre décorateur Louis Bardey peint, selon une tendance néo-antique, deux trophées surmontés de deux médaillons circulaires. |
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LES SALONS A cet étage d'apparat, nécessaire aux réceptions, l'aménagement de l'espace présente une parfaite symétrie autour de la pièce principale : le grand salon. Sur un axe allant du nord au sud, se répondent deux antichambres, deux salons, une salle à manger au nord et un salon de jeux (aujourd'hui salon Carnot) au sud. Une enfilade de cinquante-cinq mètres de long est aménagée du salon nord au salon sud en traversant le grand salon. |
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LE GRAND SALON Cet ensemble de pièces homogène est décoré d'une abondance de moulures, de dorures, les murs sont recouverts de soieries signées de la maison Tassinari et Chatel ; il est éclairé d'une multitude de lustres scintillants, en cristal et en bronze, chacun pesant 1 000 kilogrammes. Faste et magnificence sont complétés par un ensemble de sculptures et de peintures murales. |
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La salle à manger et le salon Carnot ont pour décor, entre autres, des œuvres peintes à la gloire de la déesse Diane. Dans la salle à manger, au-dessus de la cheminée, elle est représentée avec deux compagnes par le peintre lyonnais Nicolas Sicard ; au plafond du salon Carnot, Joanny Domer la peint sur le point de tuer le jeune chasseur Actéon qu'elle a transformé en cerf. La décoration picturale de ce même salon est complétée par une œuvre placée au-dessus de la cheminée : elle a pour titre la Cueillette des mûriers, allusion évidente à l'industrie de la soie, et est signée de Fernand Lequesne. Le nom de ce salon rend hommage au président de la République Sadi-Carnot, assassiné à Lyon, le 24 juin 1894, par un anarchiste italien Caserio. |
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L'ornementation du Grand Salon est dominée par le Triomphe de Vénus, vaste peinture murale, signée du peintre académicien Léon Comerre et placée au plafond. Le régime républicain est évoqué par la couleur tricolore des pennes des flèches. Dans deux lunettes latérales, Comerre complète cette œuvre, au nord, par la présence du confluent du Rhône et de la Saône, spécificité géographique de Lyon, au sud, par le triomphe de cette même ville illustrée par une jeune femme assise de face sur un trône, couronnée, vêtue d'un manteau pourpre et entourée d'une "canuse" et d'une allégorie des Beaux-Arts ; toutes les trois sont placées à l'avant d'un paysage architectural lyonnais. |
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Enfin, le reste de la pièce est décoré, en particulier dans la voussure du plafond, de six petites lunettes, signées de Léon Comerre, toujours à l'effigie de l'Amour, des initiales R.F. et de médaillons représentant les Quatre saisons, œuvres de Louis Bardey, de quatre génies ailés sculptés, tous dus à Claude Labranche ; les bustes de deux lyonnais, l'économiste Jean-Baptiste Say et la poétesse Louise Labé dite la Belle Cordière, celui de Marianne surmontent chacun l'une des trois portes. |
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LA SALLE DES DELIBERATIONS C'est ici que siège l'assemblée départementale en séance publique. Au fronton de la salle, Louis-Edouard Fournier, autre peintre officiel, portraitiste de talent, consacre une peinture monumentale Aux gloires du Lyonnais et du Beaujolais. La composition de l'œuvre adopte la disposition de nombreux personnages par groupes distincts, suivant les différents siècles, sur fond de ciel clair et de paysage lyonnais où se devine le célèbre confluent. |
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Les soixante-six personnages, hommes et femmes, de la fondation de la ville imaginaire (200 av J.C.) à la fin du XIXe siècle, sont nés, sont morts ou vécurent à Lyon. Qu'ils soient empereurs, chefs romains, hommes d'Eglise, saints, architectes, artistes, écrivains, poètes, scientifiques, savants, grands médecins, imprimeurs, industriels, tous concourent au progrès de l'humanité par les vertus du courage, de l'effort, du travail, du talent. Leur nom est inscrit sur un imposant cartouche. |
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Fournier développe encore, avec vigueur et clarté, l'illustration des richesses régionales, dans quatre panneaux en forme de trapèze, situés dans la voussure du plafond. Sur les deux plus grands, face à face, se trouvent le cycle de la soie d'une part, la renommée des écoles et des universités lyonnaises d'autre part. Au centre de cette même toile, trônent côte à côte, la colline de Fourvière et la colline de la Croix-Rousse. |
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Les deux plus petits panneaux exaltent respectivement le commerce florissant de la région, jeune personnage concentré examinant des comptes entre la Batellerie et la métallurgie, et l'agriculture prospère de la campagne lyonnaise, jeune fille couronnée de fleurs dévoilant son buste en signe de fertilité, entre l'élevage et la viticulture. |
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Cet ensemble homogène de peintures murales s'associe à la verrière du plafond, elle-même à l'effigie du département puisque son blason en occupe le centre, blason complété des allégories de Lyon et Villefranche, elles-mêmes accompagnées d'un mûrier et d'une treille, ressources naturelles du département et garantes de prospérité. Cette œuvre est due au maître verrier Lucien Bégule. |
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Les vingt-deux cantons du département (aujourd'hui cinquante et un cantons) sont illustrés par leur blason respectif retenus par de petits personnages sculptés |
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LE SALON DE RECEPTION |
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LE SALON CARNOT |
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Quatre monuments en pierre animent le jardin, ceux de l'officier d'Empire Duphot et de Pierre Dufour, du côté de la rue Servient, ceux dédiés à l'académicien Victor de Laprade et à Félix Mangini, du côté de la rue de Bonnel. |
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BOURSE DU TRAVAIL Remerciements à Mr Morel pour son aimable participation. Fondée en 1891, la Bourse du Travail a d'abord été le lieu de l'activisme révolutionnaire lyonnais. Peu à peu, elle acueille des pièces de théâtre, destinées à former une véritable culture ouvrière et anti-partisane. D'une capacité de 1950 places, la salle, qui a aujourd'hui perdu sa fonction politique et sociale, accueille un nombre conséquent de concerts, de one-man shows, de spectacles de danse, de séminaires etc... |
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Le syndicalisme français a gagné sa spécificité de structure et d'action avant 1914 au travers des Bourses du travail. Si les structures verticales telle les fédérations de métiers et d'industries, basées sur la solidarité ouvrière dans une même branche impulsent une lutte professionnelle à l'échelle du pays, les Bourses du travail ont apporté une double dimension au syndicalisme français par la constitution d'organismes horizontaux et territoriaux. |
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De plus, la finalité du projet des bourses était, en assurant la formation d'une classe ouvrière autonome, objectif contenu aussi dans les services qu'elles proposaient, d'être à la fois un outil d'émancipation intégrale des travailleurs et un instrument d'organisation de la société future. A côté de ses fonctions "institutionnelles" de bureau de placement et de locaux de réunions pour les syndicats, les Bourses du travail avaient aussi la volonté d'être des centres d'éducation sociale et des foyers d'agitation constante. |
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Les Bourses du travail ont mis en place des services aussi riches et variés que le secours de route pour les ouvriers de passage en quête d'ouvrage, des bibliothèques. Les services des bourses furent marqués par des réalisations considérables, comme les cours d'enseignement professionnel et d'enseignement général, les dispensaires médicaux chargés de lutter lors d'accidents du travail contre les compagnies d'assurances trop complaisantes avec le patronat, et encore les services de renseignements juridiques afin de renseigner les travailleurs sur les nouvelles lois à caractère social florissant sous la IIIe République. |
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Des Bourses du travail, il reste seulement un immeuble et le nom, abritant le siège des syndicats. |